Suite à une étude réalisée à Béziers en 2018 indiquant que pour les 86% des procédures de violences conjugales portées en justice, l’auteur était sous l’emprise de l’alcool et/ou de stupéfiants, le groupe de travail Consommation/violence de l’OVFF 34 a souhaité lancer des travaux qui viendraient enrichir ces constats.
Deux structures se sont engagées pour accueillir des étudiant.e.s du Master IDS sur une problématique de recherche commune. Ici, l’autrice a souhaité étudier plus précisément la manière dont les violences conjugales et les addictions interagissent et l’influence de ce lien dans la prise en charge et l’accompagnement des femmes victimes. Une étude des comportements addictifs au prisme du genre permet d’asseoir théoriquement l’analyse de l’autrice : les causes et les conséquences de développement de comportements toxicomanes divergent selon le genre de la personne concernée. Les conduites addictives interagissent avec d’autres facteurs de vulnérabilité (précarité, psychologique) et les représentations sociales genrées, leur conférant un caractère spécifique quand elles touchent les femmes.

